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Une pétition signée par une quarantaine d’organisations de la santé et de l’environnement (dont la MC) demande l'interdiction des Pfas, pour limiter les coûts sanitaires et environnementaux.
Publié le: 25 mars 2025
Par: Barbara Delbrouck et Clotilde de Gastines
3 min
Photo : © Adobe Stock // Les citoyens sont exposés aux Pfas à la fois via leur environnement (air, eau, sol) et les produits de consommation (emballages alimentaires, aliments, cosmétiques, boissons, pesticides, etc.)
Cette pétition initiée par Canopéa, la fédération des associations environnementales belges, demande aux décideurs de soutenir l'interdiction des PFAS au niveau européen, tout en travaillant sur un plan national de substitution efficace dans les produits de consommation.
Ces polluants "éternels", de la famille des per- et polyfluoroalkylées, contaminent les eaux, les sols et les êtres vivants, et leur accumulation dans l’organisme peut entraîner des problèmes de santé.
Ils perturbent le système immunitaire et endocrinien, endommagent le foie et la thyroïde, et sont associés à un risque accru de cancer et d'autres maladies graves.
Les citoyens y sont exposés à la fois via leur environnement (air, eau, sol) et les produits de consommation (emballages alimentaires, aliments, cosmétiques, boissons, pesticides, etc.)
Un biomonitoring européen a révélé leur présence dans le sang de tous les individus examinés. Et c'est en Belgique qu'on trouve les niveaux les plus élevés.
Au niveau européen, les emballages alimentaires contenant des Pfas seront interdits à partir d’août 2026. Cinq pays européens (Allemagne, Danemark, Norvège, Pays-Bas et Suède) ont fait une demande d’interdiction plus générale, mais les discussions patinent au niveau de la Commission européenne.
Le 27 février dernier, la France a pris une petite longueur d’avance en votant une "loi visant à protéger la population des risques liés aux Pfas". Âprement débattue, elle interdit les Pfas dans les cosmétiques, les vêtements, les chaussures et les farts pour les skis dès 2026 et s’étendra aux textiles en 2030. Alors que les pesticides et ustensiles de cuisine (casseroles, poêles...) sont les principales sources de pollution, ceux-ci ont été exclus de la loi après adoption d’un amendement déposé par les députés du Rassemblement National (extrême-droite). La loi prévoit aussi d’instaurer un contrôle de l'eau potable, une carte des sites émetteurs de Pfas et une taxe pollueur-payeur.
L'objectif de la pétition est de montrer l'ampleur de la mobilisation citoyenne pour faire bouger les lignes au niveau politique.
Pour la signer : canopea.be/petition-contre-les-pfas