Allergies saisonnières, les bons gestes à adopter

Chaque année, les prémices du printemps marquent le début de la saison pollinique et pour certaines personnes, celui des réactions allergiques. L’allergie au pollen est une maladie bénigne, sans gravité. Toutefois, certaines personnes très allergiques peuvent connaître des complications.

L'intensité de la réaction allergique au pollen varie d'une personne à l'autre, du type de pollen et de l'intensité de la saison pollinique. Il existe différents types de pollen (graminées, herbacées, arbres, etc.). Lorsque le pollen provient des graminées, on parle du fameux « rhume des foins ».

Les réactions allergiques touchent en général les yeux, nez, la gorge, les bronches et peuvent se manifester par des éternuements, la sensation de nez bouché, de l’écoulement nasal, des picotements ou des démangeaisons, des rougeurs et des larmoiements.

Une série de gestes simples permet de diminuer les désagréments :

  1. Se tenir au courant des prévisions polliniques

    Le réseau de surveillance aérobiologique belge « Airallergy » vous informe de la présence d’allergènes dans l’air en fonction du Calendrier des Saisons et des pics de chaleur. Il permet d’anticiper les périodes à risque, de mieux gérer les symptômes et d'adopter des mesures préventives pour limiter l'exposition aux pollens ainsi que l'apparition des symptômes allergiques.  

  2. Protéger votre intérieur

    • éviter les facteurs irritants tels que des parfums, la cigarette, les produits ménagers
    • évitez de sécher votre linge à l’extérieur pour ne pas piéger le pollen dans le tissu
    • aérez brièvement, lorsque la concentration de pollen est élevée
    • aérez plus longuement les jours de pluie lorsque la concentration de pollen est moins élevée. La pluie fait retomber le pollen au sol.
    • lavez ou rincez vos cheveux avant de vous coucher pour éviter de dormir en contact avec l’allergène
    • gardez les fenêtres de la voiture fermées lors de vos déplacements, et pensez à changer le filtre à pollen de votre véhicule (idéalement tous les 15.000 kilomètres). Pensez aussi à faire nettoyer le circuit de climatisation et d’aération de l’habitacle.
  3. Se protéger en extérieur

    • dans la mesure du possible, évitez les efforts physiques et les activités en plein air
    • portez des lunettes (de soleil, de vue ou des lunettes à rabat pour éviter que le pollen ne pénètre dans vos yeux)
    • évitez de passer la tondeuse ou de rester à proximité d’une zone de tonte
    • si vous avez l’occasion, allez en bord de mer.
  4. Nettoyer votre nez régulièrement

    • vous pouvez utiliser des solutions à base d'eau de mer, car elles nettoient les fosses nasales tout en préservant la muqueuse, ou bien des sprays à base d’huiles essentielles (comme l’eucalyptus ou le thym)
    • utilisez des mouchoirs à usage unique.
  5. Adopter une alimentation équilibrée

    • manger des aliments riches en vitamines et minéraux, en graisses insaturées et pauvres en sucres et graisses saturées peut être bénéfique pour lutter contre les allergies. Un apport suffisant en antioxydants ainsi qu'une consommation de produits fermentés riches en probiotiques, est conseillée pour aider à optimiser le bon fonctionnement de son système immunitaire
    • les tisanes, de thym notamment, sont un bon anti-inflammatoire naturel.
  6. Être attentif aux possibles complications

    Les traitements médicamenteux anti-allergiques, appelés également antihistaminiques, permettent d'atténuer les symptômes d'allergie mais aussi de limiter leur apparition en période à risque. Pour les symptômes nasaux, des sprays spécifiques existent, contenant antihistaminiques ou corticoïdes locaux. Des gouttes ophtalmiques sont également utiles en cas de signes allergiques ophtalmiques.  

    Ces médicaments doivent utilisés sur avis médical d’autant que les allergies saisonnières peuvent parfois entraîner des complications, telles que l’apnée et les troubles du sommeil, des rhinites et sinusites, de l’asthme voire des spasmes des bronches et oppressions thoraciques. 

    Il convient de consulter votre médecin traitant pour établir un schéma de traitement, afin de vous protéger pendant les périodes les plus critiques. Des tests auprès d'un allergologue permettront de savoir à quel allergène vous réagissez et s’il est possible de procéder à une désensibilisation. 

Le traitement de désensibilisation

Un traitement de désensibilisation (ou désensibilisants) consiste en des injections régulières contenant de petites quantités de substances à l'origine des allergies. Peu à peu, ces injections réduisent la réaction du système immunitaire à l'origine des symptômes allergiques.